Community-header-background Cet article, Dol'Okienthas, a été écrit par Antholéon de Valcreuse. Veuillez ne pas éditer ou utiliser cette fiction sans la permission de l'auteur.
"Ma très chère amie, croyez bien que si un instant vous aviez douté de mon innocence et de mon impuissance, jamais nous n'aurions pu aller aussi loin."
—Dol'Okienthas à la coryphée Paucéla, lors du Buffet du Deuil, M37


Biographie

Enfance

Les premiers cycles de celui qui deviendra plus tard Dol'Okienthas sont totalement inconnus, y compris par lui-même. Orphelin trouvé par une troupe d'Arlequin, la Compagnie du Tarot à 17 Cartes, lors d'une prestation dans les hautes spire de Commorragh, , il fut adopté par les artistes itinérants au cours de circonstances suspectes et morbides. Jamais nul n'en réclama la charge, et nul n'en revendiqua la parentalité. Et mentionner cette partie de sa jeunesse, même de manière étouffée, revient bien souvent à s'attirer la rancune du protagoniste.

Ce qui en revanche fait la fierté du Prince Proxénète est le siècle de maturation qu'il passa au sein de la troupe. D'abord petite main et mécaniste discret, préparateur alchimique, chauffeur de public, le commorrite développa lentement de multiples compétences qui, tout en le condamnant à n'être qu'un travailleur de l'ombre plutôt qu'un acteur en lumière, forgèrent tout autant son esprit que ses ambitions. Quand il fut en âge d'apprendre à lire, écrire, chanter et danser, c'est la future Coryphée Paucéla qui le prit sous son aile, et apporta avec elle toute sa douce folie. Ils furent longtemps maîtresse et élève, puis amis, et quand l'âge vint, amants.

Au service du Tarot

N'ayant jamais réellement pénétré les rangs des Arlequins ni ayant demandé à être intronisé ou même proposé à l'intronisation, Dol'Okienthas fut longtemps chargé d'aider la troupe à se produire. C'est d'ailleurs pour leur offrir un lieu de répétition qu'il accumula quelques richesses avant d'acheter son premier commerce, une auberge dans les cercles intermédiaires de Commorragh. Commençant alors à ressentir la Soif commune aux personnes de son engeance, de plus en plus régulièrement éloigné de la Troupe, il goutta d'abord innocemment aux vices et aux stupres qu'offrait la Cité Noire, avant d'en devenir un parfait résidant. Il tissa de plus en plus d’insidieuses relations avec un nombre grandissant de contrebandiers, s’assurant rapidement d'un flot constant, quoique toujours insatisfaisant à ses yeux, de substances diverses pour ses boissons. Son savoir alchimique et sa richesse grandissante lui valurent bientôt quelques attentions politiques, qu'il dédaigna un temps, sa loyauté allant encore à sa famille adoptive.

Car c'est bien vers elle que les plus grands efforts de Dol'Okienthas se tournaient encore. Il assurait public, scène, artifices et au besoin logement, protection et tutelle. Masquant la Soif au travers d’habiles maquillages et concoctions, il parvenait à conserver la confiance et l'enseignement du Tarot malgré sa lente déchéance. Il fit même ses premières armes politiques en parvenant à propulser son amante au rang de Coryphée. Mais cela ne dura pas. La Cabale du Lotus Tranchant lui fit une offre qu'il ne put refuser.

Le Buffet du Deuil

Le Grand Voïvode du Lotus Tranchant, désireux de renforcer ses positions commerciales, trouva en Dol'Okienthas un pion des plus prometteurs. Au cours d'une entrevue, il fit grandir l'ambition du modeste marchand en une frénésie des grandeurs, qui eut tôt raison de ses attachements passés. Dol'Okienthas deviendrait un de ses Voïvodes inféodés, et participerait à l'extension des réseaux commerciaux de la Cabale ; en échange de quoi il obtiendrait la puissance politique nécessaire pour parvenir à ses fins. Pour sceller le pacte, le nouveau venu dut offrir la Troupe du Tarot à son maître. Ce fut chose faite au cours du Banquet du Deuil.

Sans l'ombre d'un remords, Dol'Okienthas leurra ses protégés dans un piège dont aucun ne ressortit vivant. À l'occasion d'un bal, la nourriture empoisonna les Arlequins, les paralysant jusqu'à ce que les sbires de son seigneur les réduisent en lambeau de chair et de sang. Paucéla, secrètement, connut une autre fin. Attirée dans les appartements de son amant, elle y fut violée et torturée pendant des jours et des nuits entières, pendant que quelques bijoux maléfiques offerts à leurs ultimes retrouvailles lui faisaient revivre à chaque souffle l'instant où son ancien élève lui révéla la trahison. Elle mourut de faim, avant d'être dévorée par la créature qu'elle eut autrefois aimée.

Son méfait consommé, Dol'Okienthas réapparut, et lança la construction de ce qui deviendra son chef d’œuvre, son lieu de pouvoir, son micro-royaume : le Salon de Convenance des Sept Grands Lotus.

Le Salon de Convenance

Si un explorateur serait assez fou pour produire un guide touristique de Commorragh, il listerait très probablement dans sa rubrique « auberges/lieux de repos » le sulfureux Salon de Convenance des Sept Grands Lotus, plus connu sous le nom de Bar de Dol'.

Extérieur à Commorragh, desservi par une ramification de la Toile en apparence toujours déserte, mais dont l'usure atteste des passages réguliers, le Salon de Convenance est en réalité une lune morte, perdue dans l'immensité galactique, dont la seule particularité visible serait le discret réseau de spatioports et de statues énigmatiques. Au pied d'une de ses statues, une ouverture mène au seuil d'un complexe souterrain où seul le visiteur initié peut trouver son chemin et, si ce dernier montre patte blanche, peut être accueilli parmi l'un des lieux les plus sombrement réputés de la galaxie.

Le Salon de Convenance se veut un lieu neutre, un espace de rencontres où chacun peut aller et venir à sa guise pour faire et défaire intrigues et contrats, dans le luxe et la débauche des hauts quartiers commorrites. Il ne s'agit bien sûr que de demi-vérités, le Bar est bien plus que cela. Il est officiellement doté de 17 pistes de danse (dont 3 font plus de 3000m²), 100 salles de « rencontre de groupe » de plus de 600m², 700 vestiaires, 57 enclos, 2 arènes, 498 cellules de détentions individuelles, 1200 salons de rencontres « standards » de 20m², 300 salons de rencontres thématisées, et plus de 3000 toilettes mixtes ; sans compter l’inénarrable «Espace d’Accueil», où se mêlent musique forte, consommations de stupéfiants et d'alcools de toute provenance, service de sécurités, clients hétéroclites, et dangers. Et ceci ne sont que les lieux ouverts au public, car les coulisses et les corridors secrets sont plus vastes encore.

La clientèle qui fréquente ces lieux provient de tous les horizons : Libre-marchands, Corsaires, pirates, vagabonds, nobles, miséreux, Humains, Félinides, Eldars, Tau, Astartes corrompus… Tous ceux qui ont eu l'heureux malheur de s'y aventurer finissent inexorablement par y revenir, conquis par ce qu’est considéré par beaucoup comme l'éternelle démonstration de force de Dol'Okienthas, le maître des lieux. Ce n'est en effet qu'à travers le puissant réseau commercial dudit propriétaire qu'un tel lieu peut subsister, s'approvisionnant ainsi en drogues, esclaves et biens de consommation pour toujours mieux satisfaire les clients. Bien sûr, un tel lieu n'est pas sans danger. Nombre de clients, même habitués, disparaissent sans laisser de trace, et bien des négociations tournent court par assassinat, commandité par l'un des participants ou par un tiers. Mais la popularité du Bar n'en sort que grandit car, comme le dit si bien le maître des lieux : « Un plaisir sans risque n'est qu'une masturbation sans public ».

L'Ambition du Parvenu

Le moteur principal de Dol'Okienthas est sa volonté d'atteindre l'apothéose, devenir la Muse Noire des plaisirs, l'allégorie même de la satisfaction et du raffinement. Cette idée, implantée par son seigneur, le tourne lentement vers la folie, mais une folie consciente. Il ne voit plus le monde que comme un ensemble d'âmes en peine dans laquelle il apporte plaisirs et révélations. Slaanesh n'est, dans son esprit, plus qu'un ultime concurrent déloyal dont il sera un jour le fossoyeur. Et même si cela est impossible, et qu'il en est conscient, il n'en demeure pas moins fidèle et dévoué à son rêve insensé ; mais un rêve qui, lentement et progressivement, se mut en laisse, le gardant captif de son seigneur.

Descriptions

Physique

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Psychologique

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Équipements

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Connaissances

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Faits Notables

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